à l'ombre d'un bouchon

Côte Chalonnaise

, 11:58am

La Côte Chalonnaise est un peu la petite sœur de la Côte d’Or. Le nord s’imbrique d’ailleurs dans le sud de la Côte de Beaune. La frontière officielle est formée par la ligne de séparation des départements de Côte d’Or, de Saône et Loire.

Mais la différence n’est pas qu’administrative, elle est aussi topographique. La longue Côte s’arrête vers Maranges. Elle continue en Côte Chalonnaise, mais de manière différente, entrecoupée en de multiples collines plus élevées qu’en Côte d’Or. Les maturations sont d’ailleurs plus tardives. Et les vins, eux, possèdent moins de corps, de structure, de classe.

La Côte Chalonnaise forme une bande d’une quarantaine de kilomètres de long sur moins d’une dizaine de large à l’ouest de Chalon-sur-Saône.

Tout l’est et le sud de cette zone sont réservés aux AOC régionales, mais dans l’ouest, 5 villages ont su se faire un nom à part entière.

Enfin, la Côte Chalonnaise est aussi un peu le pays des 1er crus. Ceux-ci ce sont malheureusement beaucoup trop développés et n’ont pas la même signification qualitative qu’en Côte d’Or.

 

Appellations :

-Bourgogne et crémant de Bourgogne : encore une fois, beaucoup de vins simples de cette zone seront classés en Bourgogne, les effervescents en crémant.

-Bourgogne Côte Chalonnaise : AOC régionale de presque 500 hectares réservée à cette sous région. Les terroirs et donc le caractère des vins sont très divers. Cette AOC brille en priorité par ses jolis rouges charnus, mais certains blancs valent également le détour. Une petite quantité de rosé est aussi produite sous cette appellation.

-Bourgogne aligoté : réservé aux vins produits uniquement à partir de ce cépage.

-Rully et Rully 1er cru: ce village est situé au nord de la Côte Chalonnaise, juste sous Chagny. Son AOC s’étend sur plus de 300 hectares. La production de blancs domine en quantité celle des rouges. Les vins ont souvent peu de corps, mais valent le coup dans les bons millésimes. Leurs prix doux peuvent en faire de bonnes affaires. 23 premiers crus ont été distingués.

-Mercurey et Mercurey 1er cru : c’est de loin le plus célèbre et le plus étendu des villages avec ses 750 hectares. C’est peut-être aussi le plus qualitatif. Il est juste au sud de Rully. Ce sont surtout ses vins rouges puissants et tanniques, à garder quelques années, qui ont fait sa réputation. Les blancs se distinguent rarement et ne représentent qu’une petite production. Une trentaine de climats sont classés en premiers crus.

-Givry et Givry 1er cru : 250 hectares au sud de Mercurey pour le plus petit des villages. Au fil des années, Givry se place de plus en plus dans la roue de Mercurey. Les vins sont de plus en plus qualitatifs, et ici aussi, presque toujours rouges. Ils évoluent un peu plus vite que les Mercureys. Une quinzaine de terroirs à droit au statut de 1er cru.

-Montagny et Montagny 1er cru : c’est le village le plus au sud de la Côte Chalonnaise. Il couvre presque 300 hectares. Du fait de sols différents du reste de la Côte, cette AOC est entièrement dévouée au blanc et au chardonnay. Les vins peuvent d’ailleurs être assez intéressants et se rapprochent plus des Côte de Beaune que les Rully. Ici plus qu’ailleurs, les 1er crus sont très nombreux et perdent un peu de leur signification.

-Bouzeron : c’est le village le plus au nord, mais il mérite d’être vu en dernier de par sa particularité. Sa cinquantaine d’hectares est entièrement plantée en Aligoté, seul cépage autorisé. C’est un cas unique en Bourgogne. C’est aussi le seul village à ne pas posséder de premiers crus, même si certains climats se distinguent. Les vins sont à boire jeunes, sur leur fruit et leur rondeur. Auber de Villaine, qui possède un domaine ici, a beaucoup contribué à tirer l’appellation vers le haut.

 

Cépages :

En rouge, le pinot noir est roi. Un peu de Gamay peut subsister pour le passe-tout-grain.

En blanc, c’est le Chardonnay qui domine, mais l’aligoté a un rôle plus important que nulle part ailleurs.